Sur la modestie juive…

Un catholique, un protestant, un musulman et un juif sont en discussion pendant un dîner.

Le catholique dit:

« J’ai une grande fortune. Et j’achèterais bien la Citibank ! »

 

Le protestant dit:

« Je suis très riche et j’achèterais bien la General Motors ! »

 

Le musulman dit:

« Je suis un prince fabuleusement riche… je vais acheter Microsoft ! »

 

Ils attendent tous que le juif parle… Le juif remue son café, place la cuillère proprement sur la table, prend une petite gorgée, les regarde et dit avec détachement:

« Je ne suis pas vendeur. »

Publicités

Le Père Noël s’est encore suicidé…

Chaque année, la nuit de Noël, ce père de famille sortait de chez lui, tirait un coup de pistolet en l’air et retournait tranquillement auprès de ses enfants terrorisés.

« Le père Noël s’est encore suicidé », leur annonçait-il. Peut-on rêver plus beau cadeau de Noël ?

hangingsanta

Une soirée à Genève…

Par Jean-François Duval, que nous remercions chaleureusement.

 

J’étais hier soir à l’une des ventes aux enchères (elles durent toute cette fin de semaine) de la maison créée par mon neveu (avec 2 associés). En y assistant, j’ai l’impression amusante d’entrer de plain dans un bouquin de Balzac. Ce midi, un Bouddha, estimé 1200.- francs suisses est
parti à 550’000.- francs. Personne ne s’y attendait (ou tout le monde avait oublié que certains Chinois s’offrent davantage que des Rolex). Si d’ailleurs je t’en parle, c’est que je suis encore sous le coup ! Il y aurait sans doute  bien des distinctions à faire entre le jeu et l’achat d’objets
aux enchères, mais j’ai par instants des poussées d’adrénaline (à l’occasion de la montée fiévreuse des enchères pour ce divin Bouddha par exemple) qui me font beaucoup mieux comprendre la passion dévorante
du Joueur, et l’espèce de «shoot » qu’on peut en attendre.

Vues aériennes / Aerial view

En plus, Genève Enchères est situé en plein milieu des Pâquis. Je n’avais depuis longtemps pas passé par là de nuit. Or, Genève by night a beaucoup changé: les filles en vitrine sont bien plus belles qu’à Amsterdam.
On les dirait figées dans ces mêmes postures de mannequins que tu filmes parfois à Lausanne. L’une, formant avec deux autres un trio, m’a adressé un petit signe de la main, et j’ai fait pareil. On avait probablement tous les deux besoins d’être encouragés.

Te suis quasi journellement sur Youtube. En un sens, tu m’épargnes d’avoir à vivre une vie quotidienne réclamant des efforts dont je me sens bien incapable moi-même (que tu en sois loué!). D’où l’utilité
aussi de ces quelques «shoots» bouddhiques.

Amitiés fidèles  !

Jean-François

Apocalypse islam ?

Une menace pèse sur l’Europe : l’islam. Est-ce une religion ? Un mode de vie ? Une machine de guerre ? Personne n’est en mesure de répondre. Mais chacun pressent qu’une guerre civile est en cours. Parfois larvée, parfois violente, mais omniprésente. Certains pays, comme la Belgique ou la France,  plus fragiles que d’autres, ont réagi en fermant leurs frontières. L’état d’urgence n’est plus l’exception, mais la règle. Le temps du vivre-ensemble, du communautarisme, du respect des religions appartient déjà au passé. En effaçant les frontières, on a construit des murs. L’ère de la kalachnikov  a succédé à celle des bisous. Une vision apocalyptique de l’avenir se construit dans les têtes quand elle n’est pas déjà présente dans les rues, les stades ou lieux de culte. Ne pas stigmatiser, c’est encore le stigmatiser. Et même si l’on craint de nommer l’ennemi, il est déjà désigné. Lui-même s’en réclame : c’est l’islam. Celui de hier ou celui d’aujourd’hui ? Peu importe. Il frappe où il veut, quand il veut, comme il veut. Il a un embryon d’Etat, des soutiens financiers et militaires. Et même des concurrents qui ne savent pas vraiment comment s’en accommoder. Au Proche-Orient, bien sûr.

En France, la panique a gagné les esprits : on croyait les musulmans assimilables : ils ne le sont pas. On croyait le Coran un Livre Saint. Il ne l’est pas. On croyait pouvoir acheter la paix sociale à l’aide de subventions. On n’a fait que la preuve de notre faiblesse, de notre niaiserie, de notre pacifisme bêlant. On a refusé de voir que l’ennemi s’infiltrait à l’intérieur de notre civilisation, cependant qu’il s’étendait dans le monde entier. Et maintenant, l’heure de résister a sonné. Les premiers a combattre ce cancer, et les mieux armés, sont les musulmans eux-mêmes, car ils ont déjà développé des défenses immunitaires. Ils savent que leur religion qui a, sans doute de bons côtés,  mais le nazisme et le communisme en avaient aussi, a engendré un docteur Frankenstein qui sème la mort avec une prodigalité quasi divine, sans doute pour mieux la dominer, tout en se réclamant d’un Dieu devenu fou furieux et avec l’aide d’hommes d’affaires qui anticipent sur l’avenir : une islamisation douce ou brutale de la planète conforterait leur pouvoir. Après tout, la religion est aussi un business. Et comme l’Eglise catholique l’a montré au fil des siècles, un des plus juteux qui soit. Surtout quand le pétrole commence à manquer…

Une Europe en voie de décomposition morale et intellectuelle regarde avec des mines de vierge effarouchée ces milliers de migrants qu’elle accueille avec suspicion en se demandant s’ils représentent un danger ou une aubaine. Certains évoquent un Grand Remplacement des populations, voire une bombe démographique qui, à terme, signerait notre perte. D’autres évoquent l’égoïsme glacial de ceux qui refoulèrent les Juifs durant la Deuxième Guerre mondiale et disent :  » Plus Jamais Ça !  » .  D’autres enfin ,dans des accès de masochisme , se félicitent d’une revanche des populations humiliées par le colonialisme et le capitalisme : après  » Tintin au Congo « , voici venu le temps tant attendu des Congolais dans le pays de Tintin. Une Europe dépourvue de moyens de défense et déboussolée se tourne tantôt vers Obama qui est aux abonnés absents, tantôt vers Poutine qui bombe le torse, voire vers les Chinois dont on sait le plaisir qu’ils éprouvent à humilier les musulmans : pas de mosquées de plus de deux mètres de hauteur.

Faut-il bombarder quotidiennement l’Etat islamique un peu au hasard pour calmer la partie la plus belliqueuse de l’Opinion ? Faut-il, au contraire, reconnaître ce nouveau califat et y reléguer tous ceux qui nous menacent au nom d’Allah ? Qui sont nos alliés ? Qui a juré notre perte ? Nul ne le sait vraiment, d’autant que le raffinement de ceux qui s’expriment en français, coïncide rarement avec la violence des propos qu’ils tiennent en arabe. Certes, l’homo festivus, mou et conciliant, continue à croire en sa supériorité. L’alcool, les mini-jupes, le mariage gay, l’avortement libre, les droits des femmes, voire la sécurité sociale et l’exception culturelle française, impensable que même les plus enragés des islamistes n’y succombent pas. Qui résisterait à Brigitte Bardot ?  Tout ce à quoi nous assistons présentement n’est qu’un mauvais rêve, un cauchemar dont nous n’allons pas tarder à nous réveiller. À titre personnel, je doute que ce soit le cas. Nous perdrons la guerre, car personne ne veut mourir pour son patrie et son style de vie. Il n’y a qu’une chose que les hommes préfèrent à la liberté, disait Dostoïevski, et c’est l’esclavage. La forme que prend l’islam aujourd’hui ne nous décevra pas sur ce plan. Et la plasticité du psychisme humain nous amènera après quelques convulsions planétaires à trouver finalement assez normal ce qui nous semble aujourd’hui odieux ou menaçant. Sans doute payons-nous le fait de nous être laissés embobiner par des discours mielleux sur la paix et l’amour universels. Et d’avoir oublié que l’avenir se présente invariablement sous la forme d’une botte piétinant un visage humain…éternellement.

Quand les jurés du prix Goncourt décernent le Nobel de la paix…

Il faut réconcilier l’Orient et l’Occident, célébrer l’altérité et le métissage contre l’évidence d’un islam devenu fou : tel est le message délivré par les jurés du Prix Goncourt et pour la plus grande satisfaction de mon ami Tahar Ben Jelloun. Certes, le roman de Mathias Enard vaut son pesant d’ennui, mais comme le dit si bien la quatrième de couverture, il est « enveloppant et musical, tout en érudition généreuse et humour doux-amer« . Ne reculant devant rien et surtout pas devant le ridicule, nous apprenons également que le fiévreux élan brisé résonne dans l’âme blessée des personnages comme il traverse le livre (je n’invente rien).
AVT_Pier-Paolo-Pasolini_3150

« Un choix politique », dit Bruno de Cessole dans Valeurs actuelles. Une façon subtile d’éliminer Boualem Sansal  qui, lui au moins, est au cœur des guerres de religion dont il a vécu les prémices en Algérie. On peut également, en suivant les judicieux conseils de Jérôme Leroy dans ce même numéro de Valeurs actuelles (4121) relire Pasolini dont les Écrits corsaires et Les lettres luthériennes sont toujours d’actualité. Il est toujours surprenant de voir combien le passé est plus actuel que le présent. Quant au futur, rares sont ceux qui l’anticipent. Nous en convenions avec l’ami Jérôme: Soleil Vert de Richard Fleisher est le chef d’œuvre du genre.