UNE FLÂNERIE D’ESTHÈTE AU-DESSUS DE L’ENFER…

Le problème de la plupart des femmes c’est qu’elles peinent à trouver un homme qui soit tout simplement capable de les opprimer aussi parfaitement qu’elles le souhaiteraient. D’ où leur perpétuelle insatisfaction. Un de mes amis, un ingénieur, l’avait compris : il obligeait son épouse à apprendre par cœur un manuel de construction des barrages. J’ai rarement vu une femme aussi épanouie.
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George Sanders observait qu’une femme excuse qu’on lui fasse du mal, mais jamais qu’on se sacrifie pour elle.
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Au risque de choquer des oreilles innocentes, je peux vous assurer que l’égoïsme fait partie intégrante de l’âme aristocratique. De là à affirmer que les plébéiens en sont dépourvus, il y a un pas que je me garderai bien de franchir. Nous sommes dans tous les cas condamnés à utiliser ceux qui nous entourent. Tout est dans la manière. Il y a des princes chez les gueux et des fripouilles dans la haute société. Veillons toutefois à demeurer supérieur à nos dégoûts et à ne pas nous abaisser en nous chamaillant comme des chiffonniers ou des hommes politiques. La haine est le carburant de ces derniers : jamais ils ne font autant de mal qu’en feignant de se dévouer pour notre bien. D’ailleurs, l’expérience nous apprend vite qu’il y a plus de larmes versées sur nos prières exaucées que sur celles qui ne le sont pas.
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La vie ne serait-elle qu’une flânerie d’esthète au dessus de l’enfer ?Certains préféraient s’en passer. J’en fais partie. Plus pour longtemps. Mais sans jouer les fanfarons – ah le merveilleux film de Dino Risi – force m’ est de reconnaître que j’y ai pris plus de plaisir que je ne veux bien l’admettre. Mes petites amoureuses n’y sont pas pour rien. Mais aussi – et cela je me garderai bien de l’avouer – la possibilité qui m’a été donnée de pouvoir écrire en toute liberté ce qui traversait mon cerveau….pour le meilleur comme pour le pire.

3 réflexions sur “UNE FLÂNERIE D’ESTHÈTE AU-DESSUS DE L’ENFER…

  1. La notion d’individu leur étant au fond étrangère, les « plébéiens » vivent en meute, leur égoïsme est en quelque sorte collectif, et il est pire, d’où ces hordes* qui s’entretuent pour un bout de territoire.
    (Les médias les surnomment coquettement « bandes rivales de jeunes ». Les auditeurs ajoutent « désoeuvrés » ou « petits cons » selon qu’ils habitent à l’intérieur ou de l’autre coté du périphérique. Les aristocrates diraient plutôt « sauvageons ». « Abrutis » me semblerait plus exact. Néanmoins ne perdons pas de vue qu’ils sont le fondement et le ciment de toute civilisation, nous leur devons tout, ce qui explique la fascination du bourgeois pour le voyou, son meilleur allié pour les basses besognes)

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