VU DE SUISSE – AVEC LE MASQUE J’ÉTOUFFE

Ainsi donc, il faudrait se résigner à porter un masque en tout lieu et en toutes circonstances, quitte à avoir des migraines le soir et la sensation d’étouffer le jour. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Les Allemands, pourtant peu enclins à la rébellion, manifestent en signe de protestation : ils étaient plus de vingt-mille à Berlin, ce premier août pour célébrer une Fête de la Liberté. Et les Serbes ont réussi à faire plier Belgrade qui voulait imposer un nouveau confinement.
La France, elle, vue de Suisse, semble acquiescer à toutes les mesures de sécurité contre le Covid 19 et même se réjouir d’être un élève aussi discipliné face à cette pandémie. Il est vrai que dans les médias la propagande tourne à plein régime sans qu’aucune voix discordante ne trouble cette belle unanimité dans les vertus du masque et de la servitude volontaire. L’OMS serait-elle devenue le nouveau Vatican ?
Cela semble très étrange pour un Suisse, me fait remarquer Jacques Pilet, journaliste d’une neutralité bienveillante exceptionnelle. Comme je peux le constater quotidiennement à Lausanne, il n’y souffle pas un vent de panique : les mesures de précaution ressemblent plus à une mise en scène faite pour rassurer le badaud qu’au totalitarisme hygiéniste que mettent en place les préfets français. Et surtout, spécialement en Suisse alémanique, le débat autour du Covid 19 surprendrait maints « spécialistes » particulièrement anxiogènes sur les chaînes d’information en continu qui rivalisent dans la surenchère catastrophiste.
Ainsi, l’épidémiologiste, professeur et médecin-chef de l’hôpital de Saint-Gall, Pietro Vernazza, dans une interview retentissante a dit en substance :
  1. Depuis des années, des coronavirus se propagent chez les humains. Le dernier en date, aussi particulier soit-il, ne disparaîtra pas
  2. Le port des masques, la distance, le traçage ne résoudront pas le problème.
  3. Les infections se multiplient, mais les défenses immunitaires se renforcent dans la population. À preuve, le nombre d’hospitalisations et de décès diminue.
  4. Les jeunes qui portent le virus le maîtrisent bien, souvent sans s’en rendre compte.
  5. Certes, certains patients n’y survivent pas, comme c’est également le cas dans la grippe. Les personnes âgées doivent se protéger, tout en sachant qu’il est naturel que beaucoup décèdent en raison d’un virus ou d’un autre. Comme, je ne me lasse pas de le répéter : la mort n’est pas a priori le pire dans la vie.
  6. Des tests à grande échelle et des quarantaines ont un coût considérable et ne sont pas une réponse à long terme.
  7. Si l’on considère que 90% des porteurs ignorent qu’ils le sont, on peut dire que la létalité est dans l’ordre de grandeur d’une grippe saisonnière. Le virus est moins dangereux qu’on tente de nous le faire croire.
Jacques Pilet me confirme que de très nombreux médecins suisses et allemands ont approuvé le professeur Vernazza. Ils ont même créé en Allemagne « une commission d’enquête extraparlementaire sur le Corona » pour contester des décisions déjà prises ou à venir. Rien de tel en France. Ouvrir un vrai débat serait-il plus risqué pour le gouvernement que d’égratigner les libertés au point de ne plus pouvoir jamais cicatriser les plaies ?
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