UN REMÈDE PIRE QUE LE MAL

Non, je n’applaudis pas le personnel de santé à 20 heures. Ils font leur boulot et c’est tout à leur honneur. Mais quand j’entends des professeurs de médecine à la télévision – j’espère qu’ils ont un peu plus respect pour leurs patients que pour la langue française qu’ils massacrent allègrement – j’avoue ne pas comprendre la psychose collective à laquelle j’assiste.

Sans le confinement souvent dévastateur tant pour l’économie que pour les individus ( j’omets volontairement les couples ), l’Europe compterait au pire quatre millions de morts provoqués par Miss Corona. Près de quatre-vingt pour cents des décès concerneraient des sujets ayant dépassé la soixantaine et, de surcroît, obèses. La plupart seraient déjà en fin de vie. Ce n’est réjouissant pour personne. Mais est-ce une raison pour paniquer des populations et les soumettre à des contrôles qui dépassent l’entendement ? Avec un résultat in fine peut-être réjouissant – cent mille morts pour l’Europe – mais une pandémie qui peut resurgir à tout instant, l’ensemble de la population n’étant pas immunisée.

Karl Kraus prophétisait que lorsque la technique aura atteint son sommet, l’humanité sera en plein déclin. Nous y sommes : à force de refuser notre condition d’êtres mortels et de vouloir à tout prix ( c’est l’expression de Macron ) sauver des vies, nous nous plions aux diktats d’un État Thérapeutique qui navigue à vue, ivre de son nouveau pouvoir et fier d’avoir à son service, voire à sa botte, les experts médicaux qui, tout comme les petites mains à leur service, jouissent d’un prestige inattendu. On les acclame tous les soirs sans avoir nécessairement conscience que les remèdes qu’ils préconisent sont souvent pires que le mal qu’ils combattent. Les guerres, comme les épidémies, ont leur utilité et il est vain de penser les éradiquer avec de bonnes paroles, des confinements et des gestes-barrières. Vivre est une épreuve pour tous : nous devons une mort à la nature. Autant l’accepter et, si possible, ne pas persévérer trop longtemps dans cette galère. Amen !

3 réflexions sur “UN REMÈDE PIRE QUE LE MAL

  1. Les applaudisseurs, ces traitres à l’humanité régénérée n’applaudissent qu’eux mêmes. Personne n’applaudit dans les campagnes profondes, on y mesure mieux les rudesses de la vie.

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