Quand les jurés du prix Goncourt décernent le Nobel de la paix…

Il faut réconcilier l’Orient et l’Occident, célébrer l’altérité et le métissage contre l’évidence d’un islam devenu fou : tel est le message délivré par les jurés du Prix Goncourt et pour la plus grande satisfaction de mon ami Tahar Ben Jelloun. Certes, le roman de Mathias Enard vaut son pesant d’ennui, mais comme le dit si bien la quatrième de couverture, il est « enveloppant et musical, tout en érudition généreuse et humour doux-amer« . Ne reculant devant rien et surtout pas devant le ridicule, nous apprenons également que le fiévreux élan brisé résonne dans l’âme blessée des personnages comme il traverse le livre (je n’invente rien).
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« Un choix politique », dit Bruno de Cessole dans Valeurs actuelles. Une façon subtile d’éliminer Boualem Sansal  qui, lui au moins, est au cœur des guerres de religion dont il a vécu les prémices en Algérie. On peut également, en suivant les judicieux conseils de Jérôme Leroy dans ce même numéro de Valeurs actuelles (4121) relire Pasolini dont les Écrits corsaires et Les lettres luthériennes sont toujours d’actualité. Il est toujours surprenant de voir combien le passé est plus actuel que le présent. Quant au futur, rares sont ceux qui l’anticipent. Nous en convenions avec l’ami Jérôme: Soleil Vert de Richard Fleisher est le chef d’œuvre du genre.

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