Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

Mon cher Nicolas,

Je me permettrais d’abord de te tutoyer et de te dire la sympathie instinctive que j’éprouve pour toi. Un homme qui a écrit un livre sur George Mandel ne peut pas être mauvais…et j’ai craint parfois que ton destin ne s’achève comme le sien. Tes analyses politiques ont souvent été pertinentes, même si elles ne furent pas suivies d’effets. Et la gabegie libyenne ne peut t’être totalement imputée: il arrive plus souvent qu’on ne le croit que des initiatives a priori justifiables se transforment en cauchemars. Bush Jr. en sait quelque chose.

Mais parlons plutôt du présent. Tu sais d’expérience combien la vengeance des femmes est redoutable. Tu sais également qu’un parti populaire a besoin de personnalités comme Nadine Morano. Et tu n’ignores pas non plus que les luttes entre les classes, les races, les sexes ou les religions font partie des invariants de la nature humaine. Ce n’est certes pas brillant, mais chacun défend sa peau. Pour l’avoir exprimé un peu trop directement, Nadine Morano perd et ton amitié et ton estime. N’est-ce pas une manière un peu cheap de t’acheter une bonne conscience ? N’aurais-tu pas intérêt à la soutenir et même, ne reculons devant rien, à faire alliance avec le F.N. qui serait alors aux Républicains ce qu’est le Tea Party à nos amis américains ?

À titre personnel s’il y avait un parti libéral, voire libertaire, en France, je serais le premier à le soutenir. Mais tu sais aussi bien que moi combien le nationalisme et le centralisme français rendent improbables toutes formes de libéralisme.

À l’heure où l’Union européenne se craquèle, où l’immigration arabo-islamiste prend une ampleur inédite, où des populations appauvries s’accrochent à des lambeaux de prospérité, il est sans doute temps de ne plus persévérer à vendre une France généreuse et accueillante, mais de prendre la mesure des catastrophes qui s’annoncent. À moins de baisser les bras, façon Hollande, ce qui n’est pas ton genre. Veillons à ne plus être prisonniers de rêves ou d’idéaux qui ne parlent plus à personne. Nadine Morano l’a pressenti. Il serait dommage que tu sois à la traîne. En Suisse, l’UDC a compris un peu plus vite que tes amis politiques, même le F.N., ce qui se produit aujourd’hui en Europe. Il y a peut-être là des leçons à prendre.

J’ai été aussi franc que je peux l’être, ne m’en tiens pas rigueur !

Bien à toi, R.J.

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Une réflexion sur “Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

  1. Cher monsieur

    J’ai bien connu nicolas Sarkozy pour avoir partagé les bancs de l’université a paris x et de nombreuses réunions a neuilly .
    Je partage complètement votre avis et regrette les réactions rétrogrades de Nicolas qui malheureusement n’est pas un visionnaire. Comme vous et en tant qu’ancienne camarade d’université je lui en tiens pas rigueur . Neznmoins

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